mardi 22 avril 2014

Mémoire

Inauguration de Pavés de Mémoire à Anderlecht le lundi 29 avril





En ce mardi 29 avril 2014, jour anniversaire de la libération de Dachau, l'Association pour la Mémoire de la Shoah, en collaboration avec le Collège des  bourgmestre et échevins d' Anderlecht procèdera à une nouvelle inauguration de Pavés de Mémoire.

Six familles seront là pour commémorer des hommes et des femmes, assassinés et broyés par la vague nazie, confortée par les complicités locales. Grâce aux PDM, ce sont  victimes qui seront sorties de l’anonymat mortuaire de Auschwitz et leur nom aura intégré à nouveau le paysage urbain qui était leur quotidien ordinaire jusqu'à ces funestes journées de 1942.

Devoir de mémoire, transmission, respect sont les maîtres mots du travail  accompli par l'AMS autour de ces cérémonies.

Mémoire, car  l'AMS travaille avec les familles pour chercher, rechercher des documents et construire une cérémonie qui a du sens pour eux. Transmission, puisqu’en amont des survivants de la Shoah témoignent dans les écoles. Pour Anderlecht, cette fois-ci, l’Institut Marius Renard a accueilli  les témoins.  A ce propos, il est important de souligner que dans cet établissement, une plaque rappelle le sort de 61 jeunes filles juives déportées qui y étudiaient.

Respect, parce qu’au delà de l’immense émotion, c’est un amour respectueux qui inspire les promoteurs des pavés, respect de la filiation, du passé d’une famille, de la chaleur qui y régnait.

Certains s'opposent à l'érection de ce monument et soutiennent que les pavés  de mémoire, enchâssés dans les trottoirs publics, ne peuvent en aucun cas avoir leur place dans l’hommage aux victimes du nazisme,  au motif qu'on marche dessus, les chiens  pourrait s'y soulager ou  que certains, ignorant ou malveillants, iraient jusqu’à cracher dessus.

A cela les promoteurs des pavés répondent qu'ils ne  constituent en aucune manière des tombes!  Ils font dorénavant partie  intégrante d’une rue, dans une ville, dans un pays,  ou l'histoire individuelle rencontre l'histoire politique. Le pavé est un symbole, puisqu’il est scellé, mais il peut aussi revêtir des allures révolutionnaires parfois, comme dans certaines révoltes. Ne dit-on pas battre le pavé lors de manifestations?

Tout ça pour dire que le pavé est synonyme de vie urbaine active et engagée. Et si les chiens s’intéressent aux pavés, les pigeons n’épargnent aucun monument, à raison de 12 kilos de fiente par an! Quant à celui mal intentionné qui pourrait cracher sur un pavé, on n’en est plus là malheureusement. L’antisémitisme ne se contente plus d’un peu de bave, teintée de bile nauséabonde, il s’affiche, se peint sur les vitrines des magasins, envisage des meetings au nom de la dissidence. Un crachat paraît donc presque ridicule!


En ce 29 avril, l’ordre des cérémonies est  le suivant :

Une cérémonie publique où les familles et leurs invités et les élèves sont réunis à partir de 9H30 à la Maison communale d’Anderlecht, Place du Conseil.

À 10H, le Bourgmestre Eric Thomas, le Professeur Guy Haarscher ainsi que des administrateurs de l'Association pour la Mémoire de la Shoah, interviendront pour expliquer et rappeler une cause juste et indispensable : le devoir de mémoire dans une perspective des responsabilités de l’époque et de la remontée  actuelle de l’antisémitisme.

Vers 10H45, les familles iront rejoindre chacune leur(s) pavé(s) pour poursuivre une cérémonie plus privée, selon un cérémonial qu’elles ont elles-mêmes défini, avec musique, prière, fleurs, poèmes…

Enfin, vers midi, c’est le retour vers la maison communale où une réception achèvera la matinée.

Venez nombreux, si nos aînés ont fait preuve de résilience, faisons alors preuve de résistance contre la montée des haines et la tentation de courber le dos !

Histoire

France

200 néonazis fêtent l’anniversaire d’Adolf Hitler dans le Sundgau, à quelques pas du Territoire de Belfort





Samedi soir, la salle polyvalente d’Oltingue, petit village du Jura alsacien, a été le théâtre d’un rassemblement de près de 200 néonazis venus d’Allemagne pour fêter le 125e anniversaire de la naissance d’Adolf Hitler.

« On s’est fait avoir et je le regrette», a confié  le maire d’Oltingue, André Scherrer. « La salle a été réservée par un Français et un Allemand pour organiser un repas. Nous ne nous sommes pas méfiés ».

À l’affiche de cette soirée très privée, plusieurs groupes musicaux au nom évocateur et bien connus des mouvances extrême-droite allemandes. On évoque même la participation d’un groupe de musique néo-nazi américain, baptisé Blue Eyed Devils. Prévenus par les autorités allemandes, les gendarmes alsaciens avaient investi les abords de la salle polyvalente dès le début de soirée.

Une vingtaine d’hommes de la compagnie d’Altkirch et du Psig de Mulhouse sont restés sur place jusqu’à 3 ou 4 h du matin pour éviter tout débordement. « C’est une soirée privée, on ne pouvait pas l’empêcher. Il n’y a pas eu de trouble à l’ordre publique », précise-t-on du côté de la gendarmerie.


http://www.estrepublicain.fr/actualite/2014/04/22/alsace-200-neo-nazis-fetent-l-anniversaire-d-hitler-a-quelques-pas-du-territoire-de-belfort

Histoire

La vérité sur ces dépliants antisémites à Donetsk


Odessa, 1905




The world has roared with indignation at the anti-Semitic flyers distributed by masked-men outside a synagogue in Donetsk, in Eastern Ukraine. The flyers ordered local Jews to register with the separatist Donetsk People’s Republic, in light of the fact that Jewish leaders in Kiev supported the Ukrainian “junta”. Since the Donetsk People’s Republic controls all of two government buildings that were seized by pro-Russian forces a week earlier, the flyers were mainly an act of political theatre. The intent was to frighten and intimidate Jews, not to register them. And perhaps to spark anti-Semitic sentiments among other local inhabitants.

The authorship of the flyers is hotly disputed. Denis Pushilin, the head of the People’s Republic whose name appears on the flyers, as the person ordering the registration, has repeatedly denied issuing them. He claims the flyers were a provocation by Ukrainian fascists, in order to discredit the pro-Russian movement. Ukrainian Prime Minister Arseny Yatseniuk has condemned the flyers, as has the right wing Ukrainian party “Svoboda” — a first, since “Svoboda” has a long history of anti-Semitism. The Ukrainians contend that the flyers are what they appear to be, the work of Russian separatists. There is no hard evidence either way, so the public is confused. A heinous act was perpetrated, but by whom?

With all the focus on the Donetsk incident, the conversation has missed the forest while being distracted by a single tree. During the past month, since the annexation of Crimea, the Kremlin has shifted its rhetoric and tactics in playing the “Jewish card.” It has embraced the language of classical Russian nationalism, going back to tsarist times, and has engaged the dark forces of the Russian ultra-right. That includes using anti-Semitism as an ingredient in the anti-Ukrainian campaign.


lundi 21 avril 2014

Mémoire

The Eternal Nazi 

From Mauthausen to Cairo, the Relentless Pursuit of SS Doctor Aribert Heim





By Nicholas Kulish and Souad Mekhennet
Doubleday, 250 pages, $27.95



In “The Eternal Nazi,” journalists Nicholas Kulish and Souad Mekhennet tell the gripping story of the decades-long pursuit of Nazi doctor Aribert Heim and, in the process, offer a larger history of postwar Germany’s attempts to come to terms with its violent past.

Dr. Aribert Heim — notorious for the brutal medical experiments he performed at Mauthausen concentration camp — spent the last 30 years of his life as a fugitive from justice in Egypt. Authorities pursued his trail 16 years after his death, until Kulish and Mekhennet, on assignment for the New York Times (where Kulish was Berlin bureau chief from 2007 to 2013), uncovered definitive proof of his fate.

Clocking in at just 250 action-packed pages, “The Eternal Nazi” is a brisk, compelling read, with all the frustrating plot twists and eccentric character cameos of an espionage thriller. Chapters alternate between accounts of Heim’s life in hiding (and the constantly foiled attempts to pursue him) and larger historical accounts of postwar Germany and the nation’s by-no-means inevitable progression from self-willed oblivion to a state of painful reckoning with its violent past. All along the way, Kulish and Mekhennet share vignettes about everyday Germans confronting their own past, and about the tension within the country between “collective guilt, which is easier to accept, and individual responsibility.”

jeudi 17 avril 2014

Mémoire

Shoah

L'État hongrois accusé de vouloir minimiser son rôle





En Hongrie, ce mercredi 16 avril est la journée commémorative de l’Holocauste. Il y a des cérémonies officielles et une manifestation qui l'est moins, devant le chantier d’un monument dont l'édification a débuté il y a une semaine. Pour de nombreux historiens et pour la communauté juive de Hongrie, ce monument est vu comme une tentative de blanchir la Hongrie de sa responsabilité dans la Shoah. Et pour le Premier ministre Viktor Orbán, de gagner les faveurs des électeurs d’extrême-droite, avant les élections européennes.

Il flotte un parfum de mur de Berlin sur la place de la Liberté. Tous les soirs, après le départ des ouvriers, des dizaines de citoyens démontent les palissades du chantier derrière lequel ont commencé les travaux de fondation du monument. Le lendemain matin, les ouvriers les remontent. Le petit jeu dure depuis une semaine.

Le monument représentera un aigle incarnant l’Allemagne nazie, menaçant un archange, symbole de la Hongrie innocente. Avec cette inscription : "En mémoire de toutes les victimes". Pour Agnes Horvath, professeur à la retraite, le mémorial met sur le même plan l’Holocauste et les souffrances des Hongrois pendant la deuxième guerre mondiale. Et il présente la Hongrie comme une victime alors que l’Etat hongrois a été très actif dans la déportation d’un demi-million de Juifs, s’indigne-t-elle : "Ma mère, qui a été déportée à Auschwitz, n’a jamais rencontré d’Allemands - seulement à Auschwitz. Donc c’étaient les gendarmes hongrois qui ont agi. Et ce mensonge va influencer la jeunesse. C’est une énormité de corrompre la jeunesse!"

L’association des Juifs de Hongrie est scandalisée par ce monument. Elle a décidé de boycotter les commémorations officielles du 70ème anniversaire de l’Holocauste.


http://www.rtbf.be/info/monde/detail_holocauste-l-etat-hongrois-accuse-de-vouloir-minimiser-son-role?id=8249063

Mémoire

Une pétition demande la création d'un site commémorant les handicapés victimes des nazis et de Vichy





Cette pétition, signée par 43.000 personnes, sera remise au Président ce mercredi...  

Une pétition pour réclamer la création d'un mémorial dédié aux victimes handicapées des régimes nazi et de Vichy, déjà signée par 43.000 personnes, sera remise mercredi à François Hollande, a annoncé lundi la plateforme de pétitions Change.org.

Cette pétition, lancée par le professeur Charles Gardou, qui consacre ses travaux au handicap, et par Jean-Marc Maillet-Contoz, lui-même en situation de handicap, directeur d'un magazine, a reçu le soutien de 92 personnalités. Parmi elles l'écrivain Tahar Ben Jelloun, le romancier Pascal Bruckner, le scientifique Axel Kahn, le sociologue Edgar Morin, ou les réalisateurs d'« Intouchables », Eric Toledano et Olivier Nakache, et Philippe Pozzo di Borgo, dont l'histoire a inspiré le film.

275.000 personnes handicapées assassinnées par les nazis

« Selon le Tribunal Militaire International créé en août 1945, 275.000 enfants ou adultes affectés d'une déficience mentale ou physique furent assassinés dans le cadre d'Aktion T4, un programme terrible mis en oeuvre par le Troisième Reich », rappelle le site Change.org, sur lequel est déposée la pétition.

« Ce plan d'extermination fut précédé et accompagné de stérilisations contraintes, pratiquées à partir de l'une des toutes premières législations nazies ». « En France, s'il n'y a pas eu d'extermination programmée, 50.000 personnes internées dans les hôpitaux psychiatriques français, sous le régime de Vichy, sont mortes par abandon, absence de soin, sous-alimentation et autres maltraitances », peut-on lire aussi.

Un site à la mémoire des handicapés tués va ouvrir en Allemagne

Les initiateurs de la pétition font valoir qu'en Allemagne un site commémoratif dédié aux victimes handicapées des crimes commis par le régime nazi, va ouvrir ses portes à l'automne 2014, et réclament la création d'un tel mémorial en France.


http://www.20minutes.fr/societe/1351481-une-petition-demande-la-creation-d-un-site-commemorant-les-handicapes-victimes-des-nazis

Mémoire

Un magasin de vêtements « nazis » ouvre ses portes au coeur du quartier juif de Londres 





A British watchdog on anti-Semitism protested the sale of clothes that are popular with neo-Nazis in a heavily-Jewish neighborhood of London.

The Thor Viking store opened recently in North Finchley yards away from the office of the chief rabbi of Britain, The Jewish Chronicle of London reported Thursday, and is selling the Thor Steinar brand that is favored by neo-Nazis in Europe and beyond.

“This shop is not welcome here and the sooner it moves on the better,” an unnamed spokesperson for the Community Security Trust, or CST, told the Chronicle.

Ashley Rogoff, a trustee of the British Yad Vashem Holocaust commemoration foundation, todl the chronicle that the opening of the new branch — London’s first — in the area was a “very worrying development.”

Residents have described the opening of the shop as “deliberately provocative” and fear it will attract racist thugs to the area, the chronicle reported.

Ben Glickman, 43, from North Finchley, told the Chronicle: “It is disgraceful that this store has opened in a such a prominent Jewish area of London.

The shop’s owner Zsolt Mogyorodi insisted he was not racist and only catering to Eastern European people living nearby who like the brand, the Chronicle reported.


Read more: http://forward.com/articles/196661/nazi-clothing-store-opens-in-heart-of-jewish-londo/#ixzz2zAQfjcAf