jeudi 17 avril 2014

Mémoire

Shoah

L'État hongrois accusé de vouloir minimiser son rôle





En Hongrie, ce mercredi 16 avril est la journée commémorative de l’Holocauste. Il y a des cérémonies officielles et une manifestation qui l'est moins, devant le chantier d’un monument dont l'édification a débuté il y a une semaine. Pour de nombreux historiens et pour la communauté juive de Hongrie, ce monument est vu comme une tentative de blanchir la Hongrie de sa responsabilité dans la Shoah. Et pour le Premier ministre Viktor Orbán, de gagner les faveurs des électeurs d’extrême-droite, avant les élections européennes.

Il flotte un parfum de mur de Berlin sur la place de la Liberté. Tous les soirs, après le départ des ouvriers, des dizaines de citoyens démontent les palissades du chantier derrière lequel ont commencé les travaux de fondation du monument. Le lendemain matin, les ouvriers les remontent. Le petit jeu dure depuis une semaine.

Le monument représentera un aigle incarnant l’Allemagne nazie, menaçant un archange, symbole de la Hongrie innocente. Avec cette inscription : "En mémoire de toutes les victimes". Pour Agnes Horvath, professeur à la retraite, le mémorial met sur le même plan l’Holocauste et les souffrances des Hongrois pendant la deuxième guerre mondiale. Et il présente la Hongrie comme une victime alors que l’Etat hongrois a été très actif dans la déportation d’un demi-million de Juifs, s’indigne-t-elle : "Ma mère, qui a été déportée à Auschwitz, n’a jamais rencontré d’Allemands - seulement à Auschwitz. Donc c’étaient les gendarmes hongrois qui ont agi. Et ce mensonge va influencer la jeunesse. C’est une énormité de corrompre la jeunesse!"

L’association des Juifs de Hongrie est scandalisée par ce monument. Elle a décidé de boycotter les commémorations officielles du 70ème anniversaire de l’Holocauste.


http://www.rtbf.be/info/monde/detail_holocauste-l-etat-hongrois-accuse-de-vouloir-minimiser-son-role?id=8249063

Mémoire

Une pétition demande la création d'un site commémorant les handicapés victimes des nazis et de Vichy





Cette pétition, signée par 43.000 personnes, sera remise au Président ce mercredi...  

Une pétition pour réclamer la création d'un mémorial dédié aux victimes handicapées des régimes nazi et de Vichy, déjà signée par 43.000 personnes, sera remise mercredi à François Hollande, a annoncé lundi la plateforme de pétitions Change.org.

Cette pétition, lancée par le professeur Charles Gardou, qui consacre ses travaux au handicap, et par Jean-Marc Maillet-Contoz, lui-même en situation de handicap, directeur d'un magazine, a reçu le soutien de 92 personnalités. Parmi elles l'écrivain Tahar Ben Jelloun, le romancier Pascal Bruckner, le scientifique Axel Kahn, le sociologue Edgar Morin, ou les réalisateurs d'« Intouchables », Eric Toledano et Olivier Nakache, et Philippe Pozzo di Borgo, dont l'histoire a inspiré le film.

275.000 personnes handicapées assassinnées par les nazis

« Selon le Tribunal Militaire International créé en août 1945, 275.000 enfants ou adultes affectés d'une déficience mentale ou physique furent assassinés dans le cadre d'Aktion T4, un programme terrible mis en oeuvre par le Troisième Reich », rappelle le site Change.org, sur lequel est déposée la pétition.

« Ce plan d'extermination fut précédé et accompagné de stérilisations contraintes, pratiquées à partir de l'une des toutes premières législations nazies ». « En France, s'il n'y a pas eu d'extermination programmée, 50.000 personnes internées dans les hôpitaux psychiatriques français, sous le régime de Vichy, sont mortes par abandon, absence de soin, sous-alimentation et autres maltraitances », peut-on lire aussi.

Un site à la mémoire des handicapés tués va ouvrir en Allemagne

Les initiateurs de la pétition font valoir qu'en Allemagne un site commémoratif dédié aux victimes handicapées des crimes commis par le régime nazi, va ouvrir ses portes à l'automne 2014, et réclament la création d'un tel mémorial en France.


http://www.20minutes.fr/societe/1351481-une-petition-demande-la-creation-d-un-site-commemorant-les-handicapes-victimes-des-nazis

Mémoire

Un magasin de vêtements « nazis » ouvre ses portes au coeur du quartier juif de Londres 





A British watchdog on anti-Semitism protested the sale of clothes that are popular with neo-Nazis in a heavily-Jewish neighborhood of London.

The Thor Viking store opened recently in North Finchley yards away from the office of the chief rabbi of Britain, The Jewish Chronicle of London reported Thursday, and is selling the Thor Steinar brand that is favored by neo-Nazis in Europe and beyond.

“This shop is not welcome here and the sooner it moves on the better,” an unnamed spokesperson for the Community Security Trust, or CST, told the Chronicle.

Ashley Rogoff, a trustee of the British Yad Vashem Holocaust commemoration foundation, todl the chronicle that the opening of the new branch — London’s first — in the area was a “very worrying development.”

Residents have described the opening of the shop as “deliberately provocative” and fear it will attract racist thugs to the area, the chronicle reported.

Ben Glickman, 43, from North Finchley, told the Chronicle: “It is disgraceful that this store has opened in a such a prominent Jewish area of London.

The shop’s owner Zsolt Mogyorodi insisted he was not racist and only catering to Eastern European people living nearby who like the brand, the Chronicle reported.


Read more: http://forward.com/articles/196661/nazi-clothing-store-opens-in-heart-of-jewish-londo/#ixzz2zAQfjcAf

Histoire

Donetsk en Ukraine : 

Les Juifs doivent s’enregistrer sous peine d’expulsion




Des hommes armés ont distribué dans la région de Donetsk, un tract, la  veille de la Pessah, un appel aux Juifs pour s’enregistrer en tant que juif et enregistrer tous leurs biens de propriété sous peine d’expulsion, de confiscation de tous leurs biens et de perte de leur citoyenneté. Un recensement qui rappelle de très mauvais souvenirs.

Un sentiment d’inquiétude et même de peur règne dans la région de Donetsk en Ukraine depuis que ce tract a été distribué. Tous les Juifs de plus de 16 ans sont supposés se déclarer  et fournir une liste détaillée de tous les biens qu’ils possèdent sous peine d’avoir leur citoyenneté révoquée et voir leurs biens confisqués. Les festivités de Pessah (la Pâque juive) ont donc été passablement bouleversées dans la communauté juive de la province et la peur a remplacé la joie.

Donetsk est une province d’Ukraine peuplée de 4,3 millions de personnes soit 10% de la population ukrainienne.  Cette région compte à peu près 17 000 juifs.

Ce tract, signé par Denis Pushilin, le président du gouvernement temporaire  de Donetsk, a été distribué aux juifs près de la synagogue de Donetsk et dans d’autres quartiers de la ville où les militants pro-Russes  ont déclaré Donetsk comme une «république populaire» indépendante, défiant un ultimatum de Kiev de se rendre. Le dépliant a été rédigé en russe avec imprimé le symbole national de la Russie et frappé du sceau de la Ville .

Le dépliant commence ainsi :  » Cher citoyens d’Ukraine de nationalité juive, en raison du fait que les dirigeants de la communauté juive d’Ukraine se soient opposés à la République populaire pro-slaves de Donetsk, le gouvernement intérimaire a décidé que tous les citoyens d’origine juive, de plus de 16 ans et résidant sur le territoire de la République soient tenus de se signaler et de s’enregistrer au commissariat  des nationalités dans le bâtiment de l’administration régionale de Donetsk ».

La notice détaille aussi tous les types de documents que les citoyens juifs devront fournir: Carte d’identité et passeport, documents religieux des membres de la famille ainsi que des documents établissant les droits des biens, mobiliers et  immobiliers, y compris les véhicules. Et si le message n’a pas été assez clair, la notice stipule en outre que ceux qui  ne se conformeraient pas à ces exigences seront passibles de la révocation de leur citoyenneté  et forcés à quitter le pays avec confiscation de toutes leurs propriétés. Pour ajouter l’insulte à l’injure, la brochure exige des Juifs qu’ils paient un droit d’inscription de 50 $.

Alex Tenzer, un des directeurs de l’Association nationale des immigrants de l’ex-URSS en Israël, originaire de Kiev a déclaré : « Le leadership juif-ukrainien soutient le nouveau gouvernement d’Ukraine, mais il est difficile de dire si la brochure est valable ou simplement une provocation. Quoi qu’il en soit, le procédé, s’il est avéré,  est très antisémite et me rappelle celui des nazis de la Seconde Guerre mondiale ».

Emanuelle Shechter qui habite en Israël a reçu d’un de ses amis de  Donetsk une copie de la brochure via Whatsapp.

«Ils m’ont dit que des hommes masqués attendaient les  juifs après la  prière de Pessah pour leur remettre le dépliant en leur demandant d’obéir aux instructions ».

Olga Reznikova, membre de la communauté juive de Donetsk, a déclaré à Ynet :« Nous ne savons pas si le tract a été distibué par les forces pro-russes ou autres mais il  a réussi à engendrer la panique. Cela me rappelle les textes de l’époque sombre du nazisme. Je n’ai pas l’intention de m’enregistrer, j’ai 32 ans, j’ai vécu à Donetsk toute ma vie et je n’ai jamais eu à faire face à l’antisémitisme jusqu’à aujourd’hui, depuis que  j’ai posé les yeux sur ce morceau de papier. Bien que je le prenne très au sérieux, je ne suis pas sûr de son authenticité ».


par H.P. Benhamou pour Tel-Avivre – traduit et adapté de Ynet

mercredi 16 avril 2014

Mémoire

Commémoration " Yom HaShoah 2014 " au Mémorial National 

aux Martyrs Juifs de Belgique à Anderlecht





À l'occasion des 71èmes anniversaires de l’Insurrection du Ghetto de Varsovie et de l’arrêt du XXème convoi de déportés juifs de la Caserne Dossin (Malines) vers Auschwitz, Présence Juive pour la Mémoire organise une lecture des noms des 24.036 Déportés juifs de Belgique et des 245 Résistants juifs tombés au combat.

Cette lecture aura lieu à partir du dimanche 27 avril 2014 à18h30 au Mémorial National aux Martyrs Juifs de Belgiqueà Anderlecht, où sont gravés les noms des déportés de la caserne de Dossin à Malines entre le 4 août 1942 et le 31 juillet 1944 vers les camps d'extermination où ils ont été assassinés.

La lecture sera retransmise en direct par Radio Judaïca (90.2 FM), durera 24 heures sans interruption et sera suivie le lendemain au même endroit, le lundi 28 avril 2014 à 18h30, d’une cérémonie commémorative en présence de personnalités diplomatiques et politiques. La cérémonie consistera en une succession de prises de parole, l’allumage de bougies (symbole de la Mémoire toujours vivace), et d’intermèdes musicaux.


Cette cérémonie, organisée sous l’égide du Consistoire Central Israélite de Belgique, du Comité de Coordination des Organisations Juives de Belgique, et du Forum der Joodse Organisaties, associe la majorité des organisations juives du royaume, civiles comme religieues. On y trouve l’Union des Anciens Résistants Juifs de Belgique, l’Union des Déportés Juifs de Belgique-Filles et Fils de la Déportation, l’Enfant Caché, Continuité de l’Union des Anciens Résistants Juifs de Belgique, Joodse gemeenschap van Gent, la Communauté Israélite de Bruxelles, la Communauté Israélite de Charleroi, la Communauté Israélite de Liège, la Communauté Israélite de Waterloo et du Brabant Sud, la Communauté Israélite Libérale de Belgique, la Communauté Israélite Uccle-Forest/Ma’alé, laCommunauté Israélite Orthodoxe de Bruxelles, la Communauté Israélite Sépharade de Bruxelles,la Communauté Massorti de Bruxelles Chir Hadach, la  Maison de la Culture Juive, le Centre Communautaire Laïc Juif-David Susskind, le Cercle Ben Gourion, le Foyer culturel juif de Liège, l’ORT  Belgium et l’Union des Etudiants Juifs de Belgique.


L'AMS tenue écartée de la cérémonie Malgré ses demandes réitérées de coopération à l'organisation de cette cérémonie, l'Association pour la Mémoire de la Shoah, en reste écartée. L'AMS regrette vivement cette situation d'exclusion voulue par les organisateurs et considère qu'ils prennent par là une attitude conflictuelle inconvenante face à la mémoire des victimes de la Shoah.

L'AMS rappelle qu'elle a été la première association à organiser une telle lecture publique de noms de victimes de la shoah en Belgique de 2004 à 2008, s'inspirant de l'initiative française du Rabbin libéral Daniel Fahri. A la différence des cérémonies actuelles qui se déroulent en un lieu discret à une date fixée par Israël, celles qui étaient organisées par l'AMS visaient à interpeller directement tous les citoyens du pays. Pour ce faire, elles se déroulaient en public, à Bruxelles, les premiers jours de septembre ou en novembre, sur les trottoirs de la Porte de Hal à Bruxelles, aux lieux mêmes où avaient été arrêtés les Juifs des Marolles et du quartier de la gare du midi lors des raffles des 3 et 4 septembre 1942.

Aujourd'hui, l'AMS, dont les moyens sont limités, ne peut plus organiser seule de telles cérémonies. C'est pourquoi, si l'AMS se félicite que son initiative ait été reprise et quelque peu modifiée par une association concurrente, elle regrette d'en être totalement écartée. Considérant que la mémoire des victimes de la Shoah constitue un devoir essentiel confinat au sacré et ne pouvant par conséquent être l'occasion d'exclusions ou de ruptures radicales l'AMS invite chacun à  participer à la cérémonie du 28 avril et à s'inscrire pour rejoindre le groupe des lecteurs, (cliquez ICI.)

Adresse du jour : Mémorial National aux Martyrs Juifs de Belgique, à l’angle de la rue E. Carpentier et de la rue des Goujons – 1070 Bruxelles – Anderlecht


http://www.restitution.be/communique-20140416133209.html#.U07xwlV_vhk

Mémoire

Hongrie

Commémoration des 70 ans de la Shoah




La Hongrie a lancé mercredi la commémoration des 70 ans de la Shoah survenue sous l'occupation nazie, dans un climat de profonde défiance entre le pouvoir et les organisations juives.

Des cérémonies ont été organisées dans tout le pays à la mémoire des 600.000 juifs hongrois assassinés, dont 150.000 ont péri avant l'invasion allemande en 1944.

A Pécs (sud), près de la frontière croate, le maire a lu les noms et les âges de plusieurs dizaines d'élèves du lycée Szechenyi morts en déportation, avant de dévoiler une plaque à leur mémoire et de planter un "arbre de la vie" dans la cour.

Les lycéens de l'établissement étaient visiblement émus, et une jeune fille s'est évanouie, a rapporté un photographe de l'AFP.

Ils ont ensuite entamé une marche de plusieurs heures à travers les lieux clés de la tragédie dans cette ville de 150.000 habitants: le ghetto, la gare ferroviaire, l'ancienne école juive et la synagogue.

Les enfants ont reçu, entre autres, des copies des journaux intimes de ceux qui fréquentaient le même lycée avant de périr.

Parmi de nombreuses autres manifestations, la synagogue d'Hodmezovasarhely (sud de Budapest) a présenté une exposition de photos et d'objets personnels ayant appartenu à des célébrités hongroises victimes de la Shoah, notamment des sportifs.

Dans la capitale Budapest, le président hongrois Janos Ader a allumé une bougie et déposé une fleur au bord du Danube, à l'endroit où des miliciens fascistes hongrois du parti des Croix Fléchées fusillaient des juifs.

Enfin une exposition d'oeuvres dédiées aux victimes du peintre György Kadar (1912-2002), survivant de la Shoah lui-même, a été ouverte au musée de la Shoah.

L'année de commémoration s'engage alors que les rapports entre le gouvernement et les organisations juives sont plus tendus que jamais.

L'inauguration, prévue dans le centre de Budapest, d'un monument "aux victimes de l'occupation allemande" cristallise le différend, qui a repris de plus belle après la réélection du Premier ministre conservateur et populiste Viktor Orban le 6 avril.

Le mémorial représente la Hongrie sous la forme d'un ange attaqué par un aigle, qui serait l'Allemagne. 

Son inauguration est prévue le 31 mai.

Selon les critiques, il falsifie l'histoire en exonérant la Hongrie de sa propre responsabilité dans l'anéantissement des Juifs hongrois.

M. Orban avait promis pendant la campagne de dialoguer avec le Mazsihisz, la principale organisation juive hongroise, avant toute poursuite du projet.

Mais les travaux ont débuté deux jours seulement après les élections législatives. Quelques centaines de personnes se relaient depuis pour occuper le site.

En signe de protestation, le Mazsihisz a décidé de boycotter les cérémonies officielles. Son directeur général Gusztav Zoltai, un rescapé de la Shoah âgé de 79 ans, a démissionné.

Mazsihisz réclame aussi au gouvernement le limogeage d'un historien controversé nommé à la tête d'un institut national de recherches historiques, et qui avait qualifié la déportation de 18.000 juifs en 1941 de "procédure administrative pour des citoyens étrangers".

Selon une organisatrice des manifestations contre le mémorial, la scénariste Fruzsina Magyar, "la Hongrie n'a jamais vraiment fait face à sa responsabilité dans la Shoah".

"Ce monument est une honte, et nous allons empêcher sa construction avec nos corps s'il le faut", a-t-elle affirmé à l'AFP.

Une loi punissant le négationnisme a été adoptée pendant le premier mandat de Viktor Orban. Mais ce dernier est accusé par ses critiques d'avoir flirté avec les thèses du parti d'extrême droite Jobbik, alors que les incidents antisémites se sont multipliés ces dernières années en Hongrie.

La communauté juive de Hongrie est l'une des plus importantes en Europe, avec quelque 120.000 membres. Elle est aussi, selon une récente enquête de l'Union européenne, la plus inquiète d'une montée du préjugé antisémite.

Histoire

Amsterdam Taxed Shoah Victims $10M





La capitale néerlandaise a réclamé des pénalités sur des taxes foncières impayées à des Juifs déportés

La ville d'Amsterdam aux Pays-Bas, a collecté auprès de survivants de la Shoah plus de 14 millions de dollars sous formes de pénalités pour "non-paiement de taxes foncières" durant la période qu'ils ont passé dans les camps de concentration nazis ou dans la clandestinité.

C'est une équipe de chercheurs à l'Institut de la Guerre, de la Shoah et du Génocide (NIOD) qui a rapporté l'affaire, a-t-on appris du quotidien néerlandais Het Parool mardi.

Le maire d'Amsterdam, Eberhard van der Laan, a commandé cette étude concernant des centaines de survivants juifs propriétaires de biens pour lesquels ils n'ont pas payé de taxes ou de frais après l'invasion allemande des Pays-Bas en 1940.

La ville d'Amsterdam a réclamé des pénalités sur ces impayés dès 1947, alors que nombre de ces biens ont été réquisitionnés et utilisés par les agents nazis et/ou les autorités locales qui collaboraient, selon le Het Parool.

A partir de 1942, les autorités allemandes nazies ont déporté et assassiné 75% des 140.000 Juifs qui vivaient alors aux Pays-Bas.

Les chercheurs du NIOD estiment que la capitale néerlandaise a perçu un total de 14,5 millions de dollars d'amendes injustement payées par ces Juifs.

"Nous avons révélé une procédure scandaleuse qui vise à dépouiller les gens de leurs biens et les faire payer à la place de ceux qui les ont délogé, a déclaré Ronny Nafthaniel, membre du comité de recherche du NIOD.

Ce comité de recherche a demandé à la ville de commencer à restituer les descendants des survivants de la Shoah.

Le maire Van der Laan, petit-fils de résistant, et le conseil municipal devraient décider dans un avenir proche de la façon dont procéder à ces remboursements.

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The City of Amsterdam collected more than $10 million from Holocaust survivors who were charged ground lease fees for periods they spent in hiding or in concentration camps, researchers said.

The team of researchers for the Institute for War, Holocaust and Genocide Studies, or NIOD, wrote their findings in a still unpublished report they have been compiling since last year at the city’s request, the Het Parool daily reported Tuesday.

The city under Mayor Eberhard van der Laan asked NIOD to look into fines that the city had imposed on hundreds of Jewish Holocaust survivors for properties they owned but for which they had failed to pay ground lease fees after the German army’s invasion in 1940 into the Netherlands. Nazi authorities began in 1942 the deportation and murder of 75 percent of the 140,000 Jews living in the Netherlands then.

Many of the houses in question were used by Nazi occupation officers and local collaborates, Het Parool reported. The city went after Holocaust survivors for missed payments as late as 1947 and imposed fines on them for missing payments, according to the daily, whose publication on the issue last year prompted the investigation.

The NIOD researchers estimate the city received a total of $14.5 million from fines unjustly levied against Jews during the relevant period, according to Ronny Naftaniel, a former chief negotiator for the Dutch Jewish community in restitution talks and a member of the supervisory committee of the NIOD research.

The researchers have obtained documents that prove the city took $6.76 from 217 Jews who objected to the fines levied on them, Naftaniel added. The $14.5 estimate includes cases of Jews who paid and did not object.

“What has come to light is a scandalous procedure, in which people were stripped of their homes and then made to pay for those who moved in their place,” Naftaniel said.

He and other Jewish members of the supervisory committee have called on the city to begin restituting descendants of the Holocaust survivors who were made to pay unjustly, or the Jewish community in cases where descendants cannot be traced.

Mayor van der Laan, a son of resistance fighters, and the city council of Amsterdam in the near future are expected to decide on how to proceed and on what topics further research is necessary.



* Read more: http://forward.com/articles/196612/amsterdam-taxed-shoah-victims-m/#ixzz2z4XSM2A9